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Est-ce la bonne période pour vendre son bien immobilier ?

Happy man and woman standing with a sign for sale in front of a big house and looking friendly

Depuis quelques années, le marché de l’immobilier est favorable aux vendeurs mais de nombreux professionnels pensent qu’il est en train de se modifier au profit des acheteurs. Il est encore grand temps de vendre votre bien avant que le marché ne diminue davantage.

Les notaires voient les prix baisser

Comme de nombreux autres spécialistes de l’immobilier, les notaires prédisent une baisse des prix dans les mois à venir. Parmi ceux interrogés, seulement 2% estiment encore que les prix vont augmenter, 54% voient les prix baisser, et 44% estiment qu’ils vont stagner. Les biens sont plus nombreux sur le marché, ce qui fait automatiquement l’affaire de ceux qui veulent acheter ou louer.

Les taux de crédit augmentent

Le marché n’a pas encore changé de conjoncture. Néanmoins, l’essentiel du marché est constitué par les acheteurs ayant accès au crédit, et celui-ci devient plus cher. Cela entraîne naturellement une réduction de la somme empruntée.

En quelques mois, les taux de crédit immobilier, si l’on prend pour base un prêt de 20 ans, sont passés en moyenne de 1 à 2,5%. Cette hausse exclut donc tout un ensemble d’acheteurs, et même ceux qui peuvent encore acheter, les conditions se durcissent. Il est demandé aux acheteurs d’avoir un apport plus que conséquent, et cela laisse donc de nombreuses personnes de côté.  Désormais, il ne reste donc que les gens fortunés ou bien les personnes ayant déjà vendu un premier bien et qui possèdent donc les liquidités nécessaires pour en acheter un autre. Les prévisions pour 2023 voient encore les taux augmenter jusqu’à 2,8%, ce qui va donc accentuer la situation.

Existe-t-il des bons ou des mauvais moments pour vendre ?

Le nombre d’acheteurs potentiels diminuant, il est parfaitement logique qu’il soit de plus en plus difficile pour les biens de trouver preneur. Le marché ralentit, et dans ce cas de figure, les acheteurs sont en position préférentielle pour pouvoir négocier. Les spécialistes estiment que cette situation pourrait conduire à une diminution de 10 à 20% de certains biens, mais pas immédiatement. Il faut en effet que les vendeurs acceptent la situation baissière, et cela peut prendre quelques temps.

Même si le nombre des acquéreurs diminue, ces derniers n’ont pas disparu. Les banques continuent pour l’instant de prêter de l’argent et l’offre immobilière reste encore restreinte, créant une situation propice aux vendeurs.

Quelle décision prendre ? En théorie, vendre un bien immobilier implique de tenir compte de plusieurs éléments afin de pouvoir fixer le prix du bien en tenant compte de ses caractéristiques et des autres ventes réalisées dans le quartier proche lors des semaines qui précèdent.

Mais entre la théorie et la réalité, il y a un monde. En effet, certains acheteurs n’ont pas le choix, tout particulièrement quand il s’agit de la résidence principale. Il n’y a alors pas de bon ou de mauvais moment pour acheter ou vendre. Il y a des moments de la vie qui impliquent un changement immobilier. On parle à ce moment de vente ou d’achat forcé.

Néanmoins, certaines catégories de biens devraient pouvoir échapper aux baisses de prix. Nous pouvons citer comme exemple les biens propres énergétiquement, c’est-à-dire ceux classés A, B ou C au DPE (Diagnostic de Performance Energétique). À l’opposé, les passoires thermiques (classées F ou G) vont pâtir de plus en plus des sanctions contre les passoires énergétiques. Pour les propriétaires des logements les mieux classés, il n’y a pas de risque puisque ce sont des biens dont la valeur va continuer d’augmenter car ils vont pouvoir continuer à être louables.

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